LOIN DES YEUX, PROCHE DU COEUR


Alors que la pandémie se propage rapidement dans le monde entier, elle suscite un degré considérable de crainte, d’inquiétude et de préoccupations dans la population en général et chez certains groupes, en particulier: les personnes âgées, les étudiants, les prestataires de soins,…..et les personnes souffrant d’affections préexistantes. Elle touche néanmoins toute les couches de la société avec un impact psychologique qui augmente et un taux élevé de stress et d’anxiété.

Avec la prise de nouvelles mesures et l’émergence de nouveaux impacts, en particulier, la quarantaine et ses effets, sur les activités normales, le troisième confinement en vue, le couvre-feu, et les moyens de subsistances de nombreuses personnes, le niveau de solitude, de dépression, de consommation d’alcool , de drogues, et des comportements autoagressifs, ou suicidaires sont en hausse. La progression aujourd’hui est fulgurante car le virus mute et les dirigeants écoutent les experts mondiaux sur la santé les conseiller sur comment juguler la pandémie. L’isolement, le confinement, la fermeture des frontières, les tests, les vaccinations, ….frustrent et inquiètent les populations. la méthode de prédilection consiste à limiter de façon drastique les contacts interpersonnels et impose le confinement et la distanciation sociale.

Comment consolider le lien social, renforcer la proximité en cultivant des élans de solidarité, en mettant à l’honneur la convivialité au sein de la population tout en faisant face au virus? Comment réagissons-nous face à l’adversité? Nous montrons-nous grégaires?

Dans les années 50, Stanley Schachter s’est demandé comment les gens réagissent face à l’adversité et si ils se montrent grégaires. Certains participants à une étude sont prévenus qu’ils vont subir une souffrance physique difficilement tolérable sans séquelle physique, et leur donnent le choix de démarrer l’expérience seuls ou en groupe. Les participants anxieux rejoignent le groupe de personnes qui elles, n’ont aucune idée des souffrances que les premiers sont censés traverser, donc l’attente du groupe est centrale.La volonté d’échanger avec les autres personnes confrontées à une infortune et l’envie de jauger au  mieux la peur ressentie par les autres est très présente. Le besoin de se connecter pour comparer son vécu et prendre ainsi la mesure réelle est ce qui mobilise en tant qu’être humain. Dans l’adversité, c’est la proxmlité sociale qui s’avère cruciale. Les conséquences de cette proximité ne se limite pas à la gestion de l’anxiété. Le lien social affecte massivement la santé physique et mentale. De nombreuses données révèlent qu’en matière de mortalité, l’absence  de soutien social et le manque d’intégration sociale constituent des facteurs bien plus déterminants que , par exemple, le fait de fumer ou de consommer de l’alcool, d’être sédentaire ou encore sz souffrir d’obésité.

Tout indique aujourd’hui que les personnes qui appartiennent à plusieurs groupes sociaux et peuvent donc se rattacher à un large éventail d’identités, sont les mieux armés pour faire face aux coups durs de la vie. Avoir des liens nombreux et des identités multiples, aident à se mobiliser, dans le cas de coups durs, et peut sauver la vie,car c’est un remède contre la solitude et les affres de l’échec.

La solitude tue aussi sûrement que le coronavirus.

Les smartphones ont un bénéfice pour les jeunes et les moins jeunes, car, comme le lien social, s’ils n’exigent aucune présence physique, ils interviennent à propos d’un événement traumatisant et aident à entrer en résilience.

La ccordination de l’action est un autre bénéfice indéniable du lien social.  Sans une bonne organisation ou planification adéquate, il est vain de se fixer de grandes ambitions.  Le virus ne connaît aucune barrière de classes ou d’appartenance sociale, et tout le monde est susceptible de contribuer à sa diffusion au sein de la communauté. Les médias et réseaux sociaux présentent des oppositions entre individus, et une lutte efficace contre ce fléau exige une grande conscience collective, car cette épidémie est l’affaire de tous.  Nous ne pourrons nous en sortir qu’ensemble. Les personnes qui mènent ce combat (soignants, entreprises, ….) ont besoin non pas de distance mais de proximité sociale. Un haut niveau de connivence, un fort sentiment d’appartenance sont impératifs. Pour être en mesure de s’organiser et d’agir ensemble, il faut que la plus grande partie d’entre nous appréhende la menace avec les mêmes lunettes et que l’inquiétude, voire l’angoisse générée par cette situation inconnue puisse être  catalysée à travers une action coordonnée et efficace, plutôt que par le biais de comportements individuels désordonnés et vains.

Cultiver les émotions sociales peut aider à se mobiliser  dans un esprit solidaire afin de veiller au mieux aux intérêts de l’ensemble de la population , en particulier ceux des faibles. On le voit clairement, le bien -fondé des mesures préventives prises en matière de distance physique est indiscutable. Les animaux sociaux que nous sommes ne peuvent imaginer une seconde être privés de relations sociales. C’est précisément lorsque la distance physique s’impose comme ultime recours, qu’il paraît évident de maximiser le lien social. Fort heureusement, nous vivons une époque bénie à cet égard, car les médias sont partout, les réseaux sociaux nous offrent un florilège de moyens pour entrer en contact avec les membres de notre famille, les mais, les proches, les collègues,….SKYPE, WhatsApp, ZOOM,….nous permettent une convivialité qui s’appuis sur ce besoin irrépressible qui sommeille en nous, celui d’entretenir nos relations de longue date ou d’en susciter de nouvelles . On comprend bien que l’absence de relations physiques, la distance ne peut s’éterniser . La proximité est ce qui nous sauvera!!!

Posted in Le monde du travail

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